Allez, je me décide à écrire mon premier post. Les autres bloggers vont peut-être le regretter... Je viens de lire le post de Bertrand Callenge sur les bibliothécaires. Et je le remercie sincèrement de prendre notre défense. Aujourd'hui, je suis particulièrement exaspérée de voir comment nous sommes traités (et mes collègues de promo comprendront de quoi je parle). Moi qui pensais que les gens exagéraient quand ils disaient que nous étions des catégories A au rabais...
Depuis que je suis à l'Enssib, je m'en rend chaque jour un peu plus compte. Et oui, vous avez raison M. Callenge quand vous dites que l'Enssib est l'ENA des conservateurs. Et si vous saviez comme la plupart nous méprisent. C'en est tellement désespérant que je ne suis vraiment plus bien sûre d'avoir envie de passer le concours...
Quant aux écarts de traitement au sein même de l'école, je n'ose même pas en parler. Il y a les CONVERSATEURS et puis... les autres. Mais mes chers amis, soyez honnêtes et admettez que nous faisons le même travail que vous. ;-)
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vendredi 3 avril 2009
jeudi 26 février 2009
Ping-pong-ping-et pong-piiiing!-zut, râtée...

On connaît tous le vénérable bureau de renseignement bibliographique. Vénérable bureau où l'on attend, nous, bibliothécaires vénérables et légèrement traumatisés, la question qui tue. La question qui va nous achever. Si, si, je suis sûre que cette scène fait partie de vos grandes peurs d'adultes. Cette scène où le monstre qui surgit, c'est la question à laquelle vous ne comprenez rien. Le vide, le grand bleu qui vire au noir (ou au rouge de la honte), le néant. Vous pigez que dalle. Vous essayez alors de ne pas prendre votre regard de vache ahurie quand elle voit un TGV passer et d'une voix timide et peu assurée (mais pleine de gravité professionnelle) vous demandez au créateur du monstre, à votre Frankenstein incarné, de répéter sa question. En espérant évidemment qu'il soit un chouille plus clair. Ce serait dommage que vous passiez pour un parfait imbécile.
La partie de ping-pong ne fait alors que commencer.
Car, quand on réfléchit, Roland Dubillard n'a rien inventé dans son sketch "Le ping-pong" (Les Diablogues, 1975). Le petit malin a dû vivre la scène en direct alors qu'il n'était qu'un jeune et naïf étudiant boutonneux. Et traumatiser à vie un pauvre bibliothécaire qui n'avait pas réussi à récupérer la balle du bout de sa langue.
Que faire en cas de match de ping-pong bibliographique qui commence mal ? Surtout pas comme Jacques Gamblin et François Morel où l'un répète continuellement "ping" et l'autre "pong". Vous aboutirez à un véritable dialogue de sourds et l'étudiant repartira insatisfait du service rendu (pensez à LibQual+ qui ne saurait tarder à être réalisée dans votre BU). Ne vous avouez pas vaincu d'emblée, battez-vous, la victoire peut être belle.
Comment ça, "comment vous vous battez ?". Mais, pardi, en vous entraînant au soleil, un après-midi, à l'Enssib, entre deux cours de recherche documentaire, sur la belle table de ping-pong qui est à votre disposition ! Et peut-être que là, vous aurez une illumination sur comment faire en cas d'attaque d'un gros monstre velu...
dimanche 22 février 2009
À la poursuite du PPP (Projet Personnel de Pompage)

Il est de notoriété publique que le printemps est, pour les FIBE, la saison du PPP. Avec, à la clé, l'espoir de recevoir les palmes du meilleur pompeur dont le travail de PPP est alors reconnu d'utilité publique. En futurs pompiers de la "désinformation" et de "l'inculture" (eh oui, rien que ça!) que nous serons et sommes en train de devenir, nous pompons donc assidûment et ce, depuis vraiment pas longtemps.
À quoi sert le Projet Personnel de Pompage, me demandez-vous ? À développer une vue personnelle sur notre future façon de pomper dans la grande centrale de pompage qu'est la BU. Car la destinée de tout jeune pompiste est d'apprendre à pomper dans le bon sens du mouvement de pompage : des cerveaux bouillonnants des chercheurs vers les bases de données, des étagères croulantes de livres drôlement intéressants vers le catalogue, de nos poches pleines de trous vers la fente de la machine à café (laquelle pond alors un gobelet brûlant au liquide indistinct et franchement dégueu). Imaginez la catastrophe si nous avions le malheur de pomper dans le sens inverse. Mais cela ne se peut car, nous, bibliothécaires, sommes des pompistes nés.
Tout cela me fait dire que Descartes entouré de ces disciples, les Shadoks, aurait sans aucun doute aimé notre époque. Et il aurait aimé de son grand amour invincible les FIBE-S, auxquels il aurait dit, de son grand sourire crispé (à force d'avoir tant pompé) : "Je pompe, donc je suis".
http://www.youtube.com/watch?v=HpOJevCAoTQ
À quoi sert le Projet Personnel de Pompage, me demandez-vous ? À développer une vue personnelle sur notre future façon de pomper dans la grande centrale de pompage qu'est la BU. Car la destinée de tout jeune pompiste est d'apprendre à pomper dans le bon sens du mouvement de pompage : des cerveaux bouillonnants des chercheurs vers les bases de données, des étagères croulantes de livres drôlement intéressants vers le catalogue, de nos poches pleines de trous vers la fente de la machine à café (laquelle pond alors un gobelet brûlant au liquide indistinct et franchement dégueu). Imaginez la catastrophe si nous avions le malheur de pomper dans le sens inverse. Mais cela ne se peut car, nous, bibliothécaires, sommes des pompistes nés.
Tout cela me fait dire que Descartes entouré de ces disciples, les Shadoks, aurait sans aucun doute aimé notre époque. Et il aurait aimé de son grand amour invincible les FIBE-S, auxquels il aurait dit, de son grand sourire crispé (à force d'avoir tant pompé) : "Je pompe, donc je suis".
http://www.youtube.com/watch?v=HpOJevCAoTQ
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